Monde: Commémoration de la journée du 11 mai : «Bob Marley, un monument à jamais vivant»

Plus de trente sept ans après sa mort, Bob Marley reste toujours d’actualité. Dépassant le seul cadre musical, il est devenu une référence culturelle, Le 11 mai est la date commémorative de la disparition de la star du reggae Bob Marley.


 

D’une star, il est devenu un héro mondial. Robert Nesta Marley, alias Bob Marley reste gravé dans la tête de presque tout le monde, plus de trente ans après sa disparition. Depuis sa tombe, la star continue d’adoucir les cœurs. Ses disques sont toujours multipliés et vendus partout dans le monde. Même la jeune génération se familiarise à la culture de l’homme, voire l’adopter. Certain ont fait de lui, leur idole. Ses morceaux sont repris et interprétés par les jeunes musiciens. Au Bénin, par exemple, Bob Marley fait bouger vieux et jeunes dans les boites de nuit, les bars et restaurants. Son image circulent toujours sur les gadgets, les tee-shirts et autres. Ses posters sont utilisés pour orner des chambres et des lieux publics. C’est un artiste hors-pair qui, malgré sa mort, continue de dominer les pensées. Et considérant la célébrité de cet homme, le monde culturel fait de la date de son décès une solennité toute particulière. Au-delà de la simple remue des œuvres de l’artiste, plusieurs groupes culturels vénèrent cette idole du monde culturel avec des spécificités inédites.

 

Qui est Bob Marley ?
Star du Reggae et prophète rasta, Bob Marley reste une des principales icônes du monde contemporain. Disparu prématurément en 1980, il a transformé un style issu de la musique populaire jamaïcaine en un mouvement majeur. Phénomène plutôt rare, Bob Marley est à la fois adulé du grand public, qui découvrit le reggae avec lui, et des connaisseurs les plus exigeants. Robert Nesta Marley est né le 6 février 1945 à St-Ann, dans la paroisse de Nine Miles. Fils d’un capitaine blanc de la marine parti une fois son forfait commis et d’une paysanne jamaïcaine noire, il découvre la difficulté d’être métisse, pris entre deux mondes qui s’ignorent. Adolescent, il quitte la campagne pour Kingston, comme beaucoup de jamaïcains que la misère pousse vers les villes. Pourtant, le travail y est rare et Bob vit à Trenchtown, sordide ghetto où se concentrent la pauvreté, le crime et la crasse, dans une promiscuité bien peu poétique au premier abord. Là, il rencontre Bunny Livingston, puis Peter Mackintosh, comme lui, passionnés de musique. Peter joue un peu de guitare et les trois amis chantent les tubes de Rythm’n’Blues entendus sur les radios de Miami.bob 2 Monde: Commémoration de la journée du 11 mai : «Bob Marley, un monument à jamais vivant»

Les premiers pas de Marley dans le monde de la music
Bob Marley enregistra son premier morceau, Judge not, à 16 ans, en 1961. Une industrie musicale commençait à se développer à Kingston, de façon désordonnée. Le taux de chômage était alors de 35 %. Il venait de laisser tomber son job de soudeur. ‘’Judge Not’’ passe inaperçu mais Bob persiste. En 1964, il forme les WailingWailers avec Peter Tosh et BunnyWailer. Bientôt, ils signent un contrat avec le Studio One, le label de Clement « Coxsone » Dodd. Leur premier titre, Simmer Down, sera le tube de 1961 en Jamaïque. Devenus les Wailers, ils travaillent avec Leslie Kong, puis avec Lee « Scratch » Perry. A chaque fois la collaboration est fructueuse sur le plan artistique mais décevante sur le plan financier. Pour beaucoup de jeunes du ghetto, la musique constitue un espoir de sortir de la misère. En 1971, la chanson TrenchtownRock cartonne dans toute l’île. Jusqu’en 66, d’ailleurs, la musique de Bob Marley reposait encore pour une très large part sur cette glorification du style de vie urbain des voyous jamaïcains. De Rude boy à Steppin’ razor, l’hymne des caïds de Kingston chanté par Peter Tosh, en passant par Rulethemruddy ou I’m the toughest (aussi chanté par Peter, et repris par une foultitude d’artistes, dont Johnny Clarke et I-Roy), le jeune Marley assumait le style ‘rocker’ pour épater la galerie. Il faut attendre sa rencontre avec MortimoPlanno, figure tutélaire du mouvement rasta à Kingston, pour que Bob se laisse pousser les dreads et laisse tomber les bracelets cloutés. Peu après, Vernon Carrington – « Gad the prophet » pour les Rastas et fondateur de l’Eglise des 12 tribus d’Israël – poursuivit l’éducation spirituelle de Bob Marley, bien que la star se défendra plus tard d’avoir eu besoin de quiconque pour trouver sa voie (c’est bien naturel) : Gad révéla donc à Bob le secret des 12 tribus d’Israël, selon lequel chaque personne appartient à une de ces tribus en fonction de son mois de naissance. A la fin des années 60, les Wailers devinrent le premier groupe jamaïcain populaire à faire de la philosophie et des rythmes rastas le fondement de leur musique. Depuis un titre comme Simmer down, (1964, morceau écrit par Bob Marley et enregistré au Studio One) où le jeune Bob Marley s’époumone sur un beat très ska avec un chorus reprenant le refrain, le groupe a imprimé une marque indélébile à cette musique. Bientôt, la plupart des stars du reggae devinrent rastas et, en retour, le reggae devint le principal vecteur d’expression de la culture rasta et de ses revendications. Des chanteurs comme Marley devinrent plus que des amuseurs. Ils étaient des révolutionnaires et des représentants des pauvres de Kingston, chez qui leur message arrivait par la radio, comme dans tous les foyers de l’île. En 1967, Marley cessa d’enregistrer, quitta Kingston et retourna dans son village natal de St.Ann mountain. Dans ces collines, il conclut son engagement envers Jah Rastafari, donnant une inclinaison définitive à sa vie, à sa musique et au mouvement rasta lui-même. Pendant un an, Bob adopta le style de vie rasta. Lorsqu’il revint à Kingston à la fin de 68, il s’engagea dans le combat musical grâce auquel il demeure célèbre.Profil 300x300 Monde: Commémoration de la journée du 11 mai : «Bob Marley, un monument à jamais vivant»

La culture rastafari

Cette culture est marquée par diverses influences bibliques, comme le concept de Babylone. Les rastafari utilisent la King James Bible des Anglicans, mais remettent en question certains passages qu’ils considèrent réécrits à l’avantage des « Blancs ». Ils utilisent aussi le Livre des sept sceaux, texte éthiopien de 1961. Les fondements de la culture rastafari entendent se trouver dans la Bible, dans laquelle ils se reconnaissent. Certains passages de la Bible sont très importants dans les croyances rastafaries. Ainsi, le deuxième exode à Babylone et la première destruction du temple de Jérusalem sont pour les rastafari la représentation de leur exil d’Afrique, esclaves des Européens, modernes Babyloniens. Ainsi s’explique le concept de Babylone. Qui s’étend à tous les aspects de la société, comme le matérialisme, l’argent, le capitalisme, la police. Progressivement, beaucoup de rastafaris ne se coupent ni la barbe ni les cheveux, (comme les peyotes chez les juifs européens orthodoxes. Des « locks » (nattes) ou « dreadlocks » (de dread, crainte) se forment lorsque les cheveux non peignés ou non brossés sont lavés avec des produits naturels. Les rastafari suivent en principe un régime strict composé de graines germées, de noix, de légumes et de fruits qui exclut toute nourriture animale. L’ensemble forme le style de vie livity. Leurs couleurs sont celles de l’Éthiopie impériale (rouge, jaune et vert frappées du Lion de Juda. Le message rastafari s’est diffusé en partie à travers la musique reggae, pourtant bannie de certaines communautés. La présence de jeunes ruraux dans les ghettos de la Jamaïque a joué un rôle. On est ainsi progressivement passé du ska, au rock steady, aux paroles axées sur les relations amoureuses puis à une musique plus spirituelle, le roots reggae. On constate ce changement avec des artistes comme Ken Boothe, Wailers ou encore Max Romeo. Enfin, Bob Marley et ses successeurs ont permis la diffusion du reggae et des principes rasta dans le monde entier. La plus haute autorité était feu l’empereur d’Éthiopie Hailé Sélassié Ier (Jah Live), considéré par les rastas comme étant la réincarnation de Jésus annoncée dans l’Apocalypse (« le roi des rois, seigneur des seigneurs »).

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Jean Paul Barungu

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